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L’exceptionnelle Abarth A112 : une sportive sous-estimée

Victor
17/08/2026 00:35 8 min de lecture
L’exceptionnelle Abarth A112 : une sportive sous-estimée

Les points clés

  • voiture de collection : L’Abarth A112 est une icône italienne dont la transmission entre générations mêle passion et rigueur technique.
  • puissance moteur A112 : La version Série III atteint 70 chevaux DIN grâce à un moteur 4 cylindres 1050 cm³ optimisé avec carburateur Weber et arbre à cames sportif.
  • performance automobile : Légèreté (680 kg), châssis précis et pneus Comfort Hards offrent une agilité redoutable sur routes sinueuses.
  • annonces Abarth d’occasion : Les bons exemplaires se trouvent via des clubs, forums ou enchères spécialisés, souvent avec historique complet et origine italienne.
  • expertise automobile : Une vérification technique est cruciale pour détecter corrosion, faux moteurs ou pièces non d’origine et préserver la valeur du modèle.

La vieille bâche s’est soulevée dans un nuage de poussière, révélant la calandre ornée du scorpion. Mon grand-père m’a tendu les clés en souriant, conscient que cet héritage mécanique demandait autant de passion que de précision. Transmettre une telle voiture de collection, c’est confier un morceau d’histoire italienne. Ce guide explore pourquoi cette petite bombe reste une icône de performance automobile.

L’ADN technique : quand Abarth sublime l’Autobianchi

Derrière l’élégance discrète de l’Autobianchi A112 se cache une alchimie mécanique signée Abarth. Ce n’est pas une simple version sportive : c’est une transformation en profondeur du bloc moteur, conçue pour extraire chaque gramme de performance d’une mécanique légère. Le cœur battant de la dernière mouture, la Série III, est un moteur 4 cylindres en ligne de 1050 cm³, taillé pour la vivacité plutôt que la brute puissance. L’ingénierie Abarth repose sur des choix précis : carter d’huile renforcé, arbre à cames à profil sportif, allégement des composants internes, et un carburateur double corps Weber 32 IDM qui aspire l’air avec voracité. Ce travail de fond permet d’atteindre 70 chevaux DIN, un chiffre remarquable pour une cylindrée si modeste.

Ce gain de puissance ne se limite pas à un simple réglage. Il s’inscrit dans une philosophie de préparation rigoureuse, où chaque pièce compte. Le taux de compression est relevé, la gestion de l’échappement optimisée pour libérer les gaz plus vite, et l’allumage recalibré pour exploiter au mieux chaque cycle. Le résultat ? Un régime de puissance maximale atteint à 6600 tr/min, avec un couple disponible tôt, idéal pour une utilisation urbaine et sur routes sinueuses.

Une motorisation rageuse de 1050 cm³

Pour s’assurer de la conformité d’un moteur d’époque, notamment sur un modèle aussi prisé que l’Abarth A112, vérifier l’authenticité des composants est fondamental. Beaucoup d’exemplaires circulent avec des blocs modifiés ou reconstitués à partir de pièces non d’origine, ce qui peut poser des problèmes d’homologation ou entacher la valeur historique. Pour valider l’état d’un exemplaire avant acquisition, solliciter un professionnel comme expert-automobile-aix.com permet de sécuriser son investissement.

Comparatif des versions : de la 58 HP à la 70 HP

L’évolution esthétique au fil des ans

Les premières séries de l’Abarth A112, lancées en 1971, arboraient un style sobre mais racé : calandre noire, jantes à bâtonnets, et l’incontournable scorpion en bas à droite. Avec les années, le design évolue, reflétant les goûts de chaque décennie. La Série III (1975-1979) adopte des feux avant rectangulaires, des pare-chocs renforcés, et parfois des bandes latérales ou des décalcomanies plus affirmées. Les dernières versions, comme les LX ou Elegant, privilégient le confort avec des plastiques intérieurs plus présents, mais perdent un peu de l’agressivité initiale.

Le choix des matériaux change aussi : passage du chrome au plastique moulé, notamment sur les poignées ou les baguettes latérales. Pour les collectionneurs, l’authenticité est primordiale – un modèle d’origine, sans modifications esthétiques superflues, conserve une cote supérieure, même s’il paraît moins tape-à-l’œil.

Le comportement routier sur pneus Comfort Hards

Conduire une A112 Abarth, c’est expérimenter un plaisir analogique rare. L’absence d’assistance, la direction directe, la suspension ferme : chaque relief de la route parle au conducteur. Le poids contenu – autour de 680 kg – et la répartition avant favorisent une agilité redoutable. Les sensations sont amplifiées par les pneus Comfort Hards, souvent choisis pour leur durabilité et leur adhérence équilibrée. Ils limitent le roulis, améliorent la prise en virage, mais exigent une conduite attentive sur chaussée humide.

Le freinage, en disques à l’avant, reste correct pour l’époque, mais nécessite une conduite prévoyante. Le secret du plaisir ? Garder le moteur dans sa zone de couple, entre 4000 et 6000 tr/min, et profiter de la réactivité du châssis.

Série Puissance moteur A112 Caractéristiques majeures Cote moyenne constatée
Série 1 (1971-1973) 58 ch DIN Calandre noire, jantes à rayons, intérieur sobre Environ 12 000 €
Série III (1975-1979) 70 ch DIN Feux rectangulaires, carter renforcé, carbu Weber Entre 16 000 et 20 000 €
LX / Elegant (fin des années 70) 65 ch DIN (version douce) Équipements confort, plastiques intérieurs, moquette 8 000 à 11 000 €

Réussir son achat : annonces Abarth d’occasion et pièges

Où dénicher les meilleures pépites ?

Les Abarth A112 ne pullulent pas sur les plateformes grand public. Pour dénicher un bon exemplaire, il faut fouiller du côté des clubs spécialisés, des forums de collectionneurs, ou des ventes aux enchères dédiées aux véhicules historiques. Les annonceurs sérieux publient souvent sur des sites ciblés, où les descriptions sont plus précises et les photos techniques plus nombreuses.

  • Privilégier les annonces accompagnées d’un historique complet, avec factures d’entretien anciennes
  • Rechercher les voitures importées d’Italie, souvent mieux conservées et plus proches de l’origine
  • Scruter les photos sous tous les angles : sous-ban, dessous du capot, état des jantes et des joints

Le budget d’entretien courant

Entretenir une A112 Abarth n’est pas une affaire de tous les jours, mais c’est faisable. Les pièces d’usure – bougies, filtres, courroies – sont encore disponibles, parfois en reproduction fidèle. Les composants spécifiques, comme le carburateur Weber ou les amortisseurs originaux, coûtent plus cher. Comptez environ 300 à 500 € pour une révision classique, sans intervention moteur. En cas de réfection complète du système de refroidissement ou de restauration de la sellerie spécifique, le budget peut grimper à 2 000 € ou plus.

L’importance de l’expertise automobile

Un bel intérieur et une carrosserie sans rayure peuvent masquer des maux profonds. La corrosion, notamment au niveau des passages de roues ou du plancher arrière, est un fléau silencieux. L’étanchéité du circuit de refroidissement, les fuites d’huile au niveau du joint de culasse, ou l’usure du pont arrière doivent être scrupuleusement vérifiés.

  • Examiner la cohérence du numéro de VIN avec les papiers
  • Vérifier la présence du logo Abarth sur les pièces moteur, notamment le cache culbuteur
  • Inspecter l’état de la sellerie spécifique, souvent en velours ou tissu à motif losange

C’est là qu’un œil technique extérieur fait la différence. Une expertise permet de détecter les réparations de fortune, les soudures suspectes ou les pièces remplacées par des éléments non homologués. Bref, ça vaut le détour.

Les interrogations majeures

Peut-on utiliser une A112 Abarth pour des trajets quotidiens modernisés ?

Techniquement, oui, mais avec des limites. L’absence de confort moderne, la consommation en ville et la fiabilité relative d’un moteur d’époque en font un usage délicat au quotidien. Elle convient mieux aux sorties dominicales ou aux événements de collection.

Comment reconnaître un vrai moteur Abarth d’un bloc standard modifié ?

Le bloc Abarth porte des numéros de fonderie spécifiques et un cache culbuteur marqué du logo scorpion. Le carburateur Weber 32 IDM, l’arbre à cames à profil sportif et le carter d’huile renforcé sont des signes distinctifs. Un diagnostic technique permet de confirmer l’origine.

L’ajout d’un arceau de sécurité dévalue-t-il la voiture ?

Oui, dans le milieu collection, car cela altère l’intégrité d’origine du véhicule. Même si c’est une modification utile pour la course, elle réduit considérablement la valeur de revente auprès des puristes.

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